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Sali Sidibé, condamnée à vivre loin de son activité principale

September 11th, 2015 Posted in Burkina Faso, Campagne CULTIVONS, Genre, Moyens de subsistance, Nutrition et sécurité alimentaire, Pastoral, Taclons la faim
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Sali Sidibé

L’Etat a-t-il des fonds pour financer la promotion de l’élevage, Sali SIDIBE,  productrice de lait, ne pourrait répondre à cette question. Ce dont elle est sûre,  c’est qu’elle en a assez de la transhumance qui lui impose une rupture prolongée  d’avec  ses vaches laitières. Elle se rappelle qu’en saison sèche, les animaux ont  dû rejoindre la République de Côte d’Ivoire, l’abandonnant dans le dénouement.

Quand les animaux se déplacent c’est toute l’économie de la  femme éleveuse  qui, très souvent reste pour s’occuper de la famille,  qui  en prend un sérieux  coup. Dans le monde rural à dominante pastorale, la femme dépend  considérablement des produits dérivés du lait et de ce fait, dès que le lait se  raréfie, la marmite peine à se remplir  et toute la famille en subit les  conséquences.

Sali Sidibé, se dit condamnée à affronter chaque année cette épreuve de période de soudure comme si le sort s’acharnait sur elle et sur sa famille. Elle imagine mal comment il en pourrait en être  autrement dans son village, les éleveurs sont  quasiment laissés à eux- mêmes : manque d’aliments de bétail, d’encadrement  technique qui condamne les éleveurs à utiliser des méthodes traditionnelles d’élevage.

Sali  mise ses espoirs dans l’élevage extensif qui  leur permettrait  à toutes les femmes éleveuses d’avoir du lait en tout temps et  en quantité pour le bien-être de ménages pastoraux. Pour ce faire, il serait nécessaire qu’il y ait   une bonne politique d’accroissement de la formation d’agents communautaires de proximité sur les nouvelles techniques d’élevage notamment pour la mise- bas des animaux, la production d’aliments bétail,  les soins vétérinaires d’urgence et des mesures d’octroi de subventions, de promotion  des assurance  sylvo-pastorales pour faire face aux aléas climatiques  tout en faisant de  l’autonomisation économique des femmes une priorité nationale, et des droits des femmes une réalité.

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