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Ghana : Agir Sous Une Optique de Genre

June 24th, 2014 Posted in English, Ghana

gender training Participants in their Gender lensesTout Indicateur Sensible au Genre est supposé mesurer au moins l’écart entre hommes et femmes; les différents rôles et responsabilités et l’accès aux ressources des différents membres de la société; jauger les avancées dans la réalisation des objectifs liés à l’égalité entre les sexes et désagréger les données par sexe, âge et autres variables.

Donc, la question est de savoir si nous pouvons concevoir des projets pour refléter ces diversités et saisir tous ces petits détails sans notre optique de genre ?  L’optique de genre est un regard imaginaire qu’on doit porter pour déceler les disparités de genre très infimes existant dans notre cycle de programme – conception, mise en œuvre et évaluation.

Certaines participantes à la formation en Genre et Développement (GED) organisée au profit des points focaux et partenaires de la Sierra Leone, du Liberia et du Ghana ont mis l’accent sur l’importance de comprendre ces petits détails qui sont souvent ignorés dans la phase de conception de nos projets parce qu’on prend ces choses pour argent comptant.

Wairimu Munyinyi, une participante de la Sierra Leone affirme que bien qu’elle soit un point focal depuis longtemps, elle a encore besoin d’analyser de façon critique les questions avant d’obtenir l’éclairage de genre approprié.

“Malgré l’expérience que vous avez accumulée, il y aura toujours une occasion où vous ignorez la dimension genre. Donc, il s’agit pour nous d’un rappel constant à nous-mêmes, dans la mesure où en tant que points focaux de genre nous ne sommes pas à l’abri de ces biais dans notre travail”.

“Il y’a certaines choses que nous examinons, mais que nous ignorerons tant que nous n’adoptons pas une optique de genre”, déclare Mary Margaret Eshun de WACAM.

“Nous devons ouvrir les yeux et être à l’écoute aussi bien des hommes que des femmes vulnérables et nous réaliserons exactement quels sont leurs besoins de développement et comment mieux les soutenir” ajoute Dominic Deme Der d’Oxfam.

Les trois jours de formation en genre ont familiarisé les participantes à l’analyse de genre, à la budgétisation et à la conception de projet avec des indicateurs qui sont réalisables et sensibles pour traiter les disparités de genre.

“Je n’aurais pas pu soutenir mes partenaires par le passé, mais avec la présentation de la boîte à outils de genre, je suis mieux préparée pour former les autres”, déclare Nadine Koné, Responsable régional Principal sur les Industries Extractives au Sénégal.

“La formation m’a permis de prendre conscience de l’importance de la collecte d’indicateurs de données sensibles en particulier les indicateurs de données quantitatives et qualitatives pour une analyse efficace du genre” déclare Safari Aime Kayinamura de la Sierra Léone.

Une présentation des boîtes à outils Gendre et développement a été faite aux 12 participantes à la formation pour leur permettre de répliquer la formation dans leurs pays respectifs.

Naana Nkansah Agyekum

Responsable Médias et Communication

Oxfam au Ghana

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