Oxfam in West Africa
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Oxfam dans le Grand Nord du Burkina: Quand la culture maraichère change la vie des personnes vulnérables

May 12th, 2014 Posted in Accaparement des Terres, Agriculture, Burkina Faso, Français
“Now we have enough water to grow our crops and we also have the equipment to do it well. I grow salad and cabbages on 16 beds which bring me in around 75,000 FCFA (93 GBP); this wasn’t the case before the site was developed. I’m going to pay for my grandsons’ education and if possible buy an animal. ” Mariam Kombelesigri, 55 and 4 children.

«Avant que le site ne soit aménagé, on prenait chaque année une autorisation au service en charge de l’environnement afin de pouvoir couper les branches pour constituer une haie pour protéger nos cultures. Malgré cela, il arrivait que nos spéculations soient détruites par les animaux. Maintenant, je rends grâce à Dieu. Je produis de la salade, des oignons du gombo sur 17 planches et je gagne en moyenne 5000 FCFA (5 GBP) par planche. » Guira Safiatou, 45 ans, mère de 5 ans.

Comment faire face aux chocs des crises alimentaires surtout quand ils sont récurrents? A La-Todin à plus d’une centaine de kilomètres de la capitale, Ouagadougou, les populations vulnérables, composées essentiellement de femmes, ont trouvé une réponse à cette épineuse question en jetant leur dévolu sur un bas-fond aménagé par Oxfam à travers un partenaire de mise en œuvre, l’Alliance Technique d’Assistance au Développement (ATAD).

Le Jeudi 4 mars, en dépit des habituels vents chauds d’harmattan qui balaient le site maraicher de La-Todin, situé à la porte du sahel burkinabè et de l’ambiance monotone traditionnel qui anime les lieux, est  loin d’être comme les autres jours pour Sino Assèta.  En effet, ce jour, cette mère de 8 enfants, la quarantaine largement entamée a procédé à sa première récolte de l’année. En ce jour exceptionnel, Dame SINO, est l’une des plus occupées mais aussi l’une des plus heureuses du site. Avec ses sacs remplis d’aubergines indigènes, elle s’apprête à rejoindre le marché local, le plus proche. Sa joie est d’autant plus grande que cette année, la saison s’annonce particulièrement exceptionnelle. Déjà, pour sa première récolte, elle se frotte les mains tant la saison débute sur des chapeaux de roues pour elle mais aussi pour tous les 140 exploitants qui ont investi ce site de deux hectares pour arracher à la terre de quoi combler le déficit céréalier qui les frappe régulièrement, grâce au Projet d’appui au relèvement des ménages affectés par la crise alimentaire dans les régions du Centre Nord et du Nord, exécuté par ATAD avec le soutien technique et financier du Royaume de Belgique et d’Oxfam. Avant qu’OXFAM et ATAD ne décident d’intervenir sur le site, seul un demi-hectare était exploité par 93 exploitants qui bravaient du reste d’énormes difficultés pour avoir leur recolte.

Avant l’aménagement du site, c’était la croix et la bannière pour les femmes qui exploitent le site. Elles devaient, en effet, se battre contre les animaux domestiques qui, libérés en saison sèche trouvaient dans les spéculations un bon pâturage. Pour ce faire, il leur fallait d’abord prendre une autorisation de couper le bois avec le service local de l’environnement et ensuite fendre ce qui reste de broussaille dans la zone pour trouver de quoi constituer une haie. Les femmes faisaient aussi face à bien d’autres  difficultés liées notamment aux techniques de production archaïques, au manque de formation et d’équipements.

L’aménagement du site a été une source de sécurité pour les exploitants

«Avant que le site ne soit aménagé, on prenait chaque année une autorisation au service en charge de l’environnement afin de pouvoir couper les branches pour constituer une haie pour protéger nos cultures. Malgré cela, il arrivait que nos spéculations soient détruites par les animaux. Maintenant, je rends grâce à Dieu. Je produis de la salade, des oignons du gombo sur 17 planches et je gagne en  moyenne 5000 FCFA (5 GBP) par planche. » Guira Safiatou, 45 ans,  mère de 5 ans.

«Avant que le site ne soit aménagé, on prenait chaque année une autorisation au service en charge de l’environnement afin de pouvoir couper les branches pour constituer une haie pour protéger nos cultures. Malgré cela, il arrivait que nos spéculations soient détruites par les animaux. Maintenant, je rends grâce à Dieu. Je produis de la salade, des oignons du gombo sur 17 planches et je gagne en moyenne 5000 FCFA (5 GBP) par planche. » Guira Safiatou, 45 ans, mère de 5 ans.

C’est sur cette base, qu’Oxfam et son partenaire, après avoir aménagé et sécurisé le site ont développé une panoplie d’actions pour renforcer les capacités des exploitants: formation en entretien des cultures maraichères, octroi de semences et de pédales motrices, etc. Ces actions ont permis d’agrandir les superficies exploitées et de renforcer les capacités de production des exploitants avec pour résultats immédiats l’augmentation de leurs revenus et particulièrement ceux des femmes. Celles-ci produisent ainsi mieux et arrivent à assurer l’écoulement de leurs produits dans le marché local. Ces revenus sont essentiellement investis dans l’achat de vivres et dans l’éducation des enfants.  Grâce à l’aménagement, «j’arrive à assurer la scolarité de mes trois enfants qui sont toujours à l’école » soutien, GUIRA Safiatou, 45 ans, qui exploite 17 planches de spéculations diverses.

On a assisté aussi à une amélioration de la situation nutritionnelle dans les familles. En effet, les productions sont également utilisées pour la consommation familiale. L’aménagement du site a été aussi source de sécurité pour les exploitants qui sont devenues des propriétaires. Avec cette sécurisation des périmètres exploités, c’est aussi le début de la cohésion sociale sur le site. Grâce à cet aménagement, les exploitants du site, jadis exposés à l’insécurité alimentaire dont le cours de la vie semble avoir pris un nouveau tournant rêvent, pour la plupart, de faire des économies afin de se payer des bœufs pour avoir plus de cordes à leurs arcs. Pour faciliter la concrétisation de ce rêve, ils souhaitent le plus rapidement possible la dotation d’un moyen de transport afin de pouvoir acheminer leurs productions vers d’autres marchés mais aussi l’augmentation du nombre de puits le renforcement de la dotation en semences améliorées.

Ousmane Diallo 

Chargé de la communication et des medias

Oxfam Burkina Faso

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